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L’ascension pour lutter contre le cancer

L’ascension pour lutter contre le cancer

L’ascension pour lutter contre le cancer

Au début de l’année, une équipe de 15 personnes a commencé l’ascension du Kilimandjaro, à Tanzanie, en Afrique. Le pic Uhuru, le sommet le plus haut de cette montagne qui en compte plusieurs, fait partie des destinations d’alpinisme les plus connues au monde. Avec une élévation de 5 895 m, le Kilimandjaro est la montagne la plus haute d’Afrique, et elle a fait l’objet de nombreuses études et attiré de nombreux aventuriers décidés de s’élancer sur les traces d’Ernest Hemingway pour trouver un léopard solitaire vivant dans cet air raréfié.

Cette équipe n’était pas composée de scientifiques étudiant les changements climatiques ou la disparition des glaciers du Kilimandjaro et, même si chacun des membres de l’équipe aurait aimé trouver le fameux léopard d’Hemingway, l’objectif de cette ascension était de recueillir des fonds pour la recherche sur le myélome multiple. L’équipe était composée de patients, de médecins et de membres de la famille de patients souffrant de cette maladie. De plus, deux cinéastes intrépides de « Uncage The Soul Productions » participaient à l’expédition pour documenter l’expédition du camp de base à l’arrivée finale triomphale au sommet.

Nous avons eu toutes les températures, qu’il s’agisse de pluie, de froid et de vent, l’équipe d’Uncage The Soul a utilisé des appareils photo α7S II et α7R II de Sony pour prendre des photos et des vidéos. Son documentaire, « Moving Mountains For Multiple Myeloma », était une collaboration entre CURE Media Group, Takeda Pharmaceuticals et la Multiple Myeloma Research Foundation (fondation sur la recherche du myélome multiple), a été présenté en avant-première en mars à l’occasion du congrès international annuel sur les maladies cancéreuses hématologiques.

En plus du documentaire, AlphaUniverse.com a travaillé de concert avec John Waller et Ben Canales d’Uncage The Soul pour produire un reportage photographique de l’expédition elle même, telle qu'elle s’est déroulée au quotidien. Comme le documentaire, toutes les photos ont été prises avec des appareils photo α7S II et α7R II de Sony et des objectifs de Sony.

« L’utilisation des appareils photo Alpha de Sony était l’élément déterminant pour produire un projet traitant d'un sujet aussi délicat. Notre matériel devait être petit et léger pour nous permettre de nous déplacer; mais il devait aussi être puissant et polyvalent. Grâce aux α7S II et α7R II, nous pouvions prendre des photos en mode chronophotographie, ralenti, s-log et zoom plein cadre sur un même boîtier. L’activation de la stabilisation de l’image sur 5 axes était particulièrement extraordinaire pour prendre des photos impromptues, et notamment en mode ralenti, il s’agit d’une combinaison puissante. Sur l’α7R II, la chronophotographie pleine résolution donnait une capacité de zoom de 8K, ce qui nous a vraiment étonnés lors du montage et, en mode priorité d’ouverture, la plupart des chronophotographies de levers du soleil sont passées de la nuit au jour sans surveillance suivant le changement de lumière sans problème. La gamme α7S continue à nous étonner. Alors que nous allions vers le sommet en pleine nuit, avec un ISO réglé en position haute, nous pouvions prendre des photos en tenant l’appareil à la main grâce seulement à la lumière de la lune et à des lampes frontales pour éclairer la scène. Il est maintenant possible de filmer une toute nouvelle scène. Après dix jours de pluie, de brouillard, de poussière, de saleté et de vie dans une tente, l’appareil photo a supporté le choc. Cette génération d’appareils photo de la série α7 résiste parfaitement aux intempéries. Félicitations à l’équipe Alpha de Sony. » -John Waller et Ben Canales, Uncage The Soul  

L’escalade pour la lutte contre le myélome multiple

Jour 1

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Tous les groupes escaladant le Kilimandjaro arrivent à l’entrée d’un parc national pour s’inscrire. Il y a chaque jour environ une douzaine de groupes s’élançant vers le sommet et chaque groupe arrive avec son matériel et une armée de porteurs. Pour les observateurs extérieurs, le processus d’inscription est absolument chaotique… des sacs et des chargements de matériel sont déplacés et triés et remballés… de nombreux porteurs se déplacent autour et à l’intérieur d’autobus stationnés et les touristes du Kilimandjaro ont l’air affolés comme s’ils étaient à la recherche d’un semblant d’ordre dans ce chaos total. Tous les sacs doivent être pesés afin qu’aucun porteur ne transporte plus que les 44 livres réglementaires, une politique qui a été mise en place pour que les porteurs locaux ne soient pas obligés de porter des charges dangereuses. Des milliers de conversations ont lieu simultanément en swahili, la langue locale. Les porteurs sont bien pris en charge par les tour-opérateurs principaux, ce qui signifie que tout le monde est bien équipé et bien nourri. Ce qui signifie également que le matériel et la nourriture pour l’ascension de huit jours pour 100 personnes sont transportés principalement sur la tête des porteurs. Notre groupe, qui comportait 17 personnes, était accompagné par une brigade de 83 porteurs et guides, qui accompagnent les alpinistes pendant les huit jours du voyage. -John Waller

Jour 2

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Une journée relativement aisée de randonnée pour sortir de la jungle et nous nous retrouvons au camp Shira 1, au bord d’un vaste plateau à une altitude de 3 352 m. Nous avons effectué la randonnée dans les nuages et la visibilité, pendant la majorité de la journée, était faible ou nulle. En arrivant au camp, nous avons le sentiment que la vue serait magnifique, mais ce n’est qu’à la fin de la soirée, lorsque la plupart des alpinistes rentrent dans leurs tentes, que la montagne commence à se révéler. Alors que les poches de brouillard déambulent sur le plateau, le Kilimandjaro commence à émerger en pleine vue… il s’agissait de la première fois que nous voyions la montagne. Une scène irréelle se déploie au fur et à mesure que les alpinistes se déplacent dans des douzaines de tentes avec leurs lampes frontales illuminant les tentes colorées. À la distance, un orage avec des éclairs s’illumine derrière le Kilimandjaro à plusieurs minutes d’intervalle, illuminant l’énorme montagne enneigée. Nous avons plusieurs appareils photo installés pour prendre des photos, des vidéos et des prises de vues à intervalles et les capacités de prise à faible lumière des α7S II de Sony nous réjouissent, car elles nous permettent de capturer ce spectacle de lumière. -John Waller

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J’adore l’idée que nous escaladons à travers une forêt tropicale. J’ai entendu dire que l’escalade du Kilimandjaro passe à travers des zones climatiques différentes, je pensais qu’il s’agissait d’une exagération pour intéresser les alpinistes potentiels. J’avais tort. C’est vrai. Nous nous sommes réveillés au milieu de hurlements de singes le matin, les arbres étaient énormes, tout était vert et l’humidité fait que tous les efforts se traduisent par énormément de transpiration. J’ai commencé à trouver un rythme pour me précipiter devant le groupe pour trouver une prise de vue puis attendre que le groupe passe… Attendre un peu plus… Prendre la photo, puis me précipiter à nouveau à l’avant pour trouver le moment suivant. Le groupe commence à nous connaître et nous appelle, pour plaisanter, les « porteurs-graphes » puisque nous portons des sacs d’appareils photo et que nous passons continuellement devant lui pour prendre une autre photo. La tradition, sur le sentier, est de se mettre de côté lorsque vous entendez quelqu’un dire « à gauche! » derrière vous. Ce chemin est véritablement une marée de personnes et de matériel qui se déplacent. -Ben Canales

Jour 3

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Aujourd’hui, des trombes incessantes d’eau tombent des nuages pendant des heures. Des gouttes d’eau énormes tombent alors que nous traversons le plateau Shira. Tout est trempé. Notre équipement photographique non essentiel a été envoyé à l’avance au camp dans des sacs SealLine étanches… le genre que vous utiliseriez pour une descente en eaux vives… un voyage sur un quai… et nous faisons de notre mieux pour que nos appareils photo de base ne soient pas gorgés d’eau en les plaçant dans des sacs en plastique. Nous utilisons souvent une expression… « mettez-le à la poubelle »… qui fait référence aux conditions de prise de vue désagréables et difficiles. C’est dans ces conditions que parfois les photos les plus intéressantes et les plus dramatiques sont prises. Alors, malgré notre logique qui nous rappelle que les appareils photo et l’humidité ne font pas bon ménage, nous ne pouvons pas nous empêcher de prendre des photos sous ce déluge. Lorsque nous arrivons au camp, nos appareils Sony ont été touchés, mais fonctionnent quand même… ce qui témoigne de l’ingénierie et de la durabilité de ces appareils α7S II. -John Waller

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Un déluge! Pendant l’heure qui a précédé l’arrivée au camp, il a BEAUCOUP plu. Je n’étais pas complètement préparé pour cette trombe d'eau. J’étais prêt à une pluie occasionnelle, mais la pluie s’est transformée en mousson en 30 secondes et ne s’est pas arrêtée pendant une heure. Après 10 minutes dans ces conditions, je me suis mis sous un arbuste et j’ai remballé mon matériel, j’ai placé l’appareil photo dans un sac en plastique et j’ai couvert mon sac avec un sac-poubelle sur lequel j’ai placé mon tripode. Je m’attendais à ce que mon α7S II cesse de fonctionner à cause de la quantité de pluie, mais même coulant d’humidité, j’ai continué à prendre des photos jusqu’à ce que nous arrivions au camp où j’ai pris les dernières photos de tout le groupe souffrant sous les intempéries. Alors que tous ces événements se déroulaient, je savais que cela serait, à la fin du film, le moment le plus difficile et que l’arrivée au sommet serait certainement le meilleur moment. C’est quand les conditions sont vraiment difficiles que les prises de vue sont les meilleures. Une fois arrivés au camp, nous avons tout démonté et nous avons tout laissé sécher dans notre tente. Je grimace à l’idée de penser aux détecteurs de l’appareil photo découverts et aux objectifs séchant de l’intérieur à l’extérieur. -Ben Canales

Jour 4

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Aujourd’hui, nous avons parcouru le plus de distance et réalisé l’ascension la plus raide jusqu’à présent. En plus de 10 milles, nous sommes montés de plus de 15 000 pieds et redescendus à 13 000 pieds jusqu’au camp Barranco. Ce fut une journée difficile, la météo était vraiment difficile et il faisait froid. À cette altitude, l’air commence vraiment à se raréfier – votre vitesse diminue considérablement et chaque pas en avant est difficile. Les inspirations profondes ne sont pas aussi satisfaisantes qu’elles l’étaient dans la jungle. Mais nos guides et nos porteurs ne semblent pas touchés par les intempéries, la distance et l’élévation. Ils continuent à sourire et à exprimer leur bonne humeur. Nous avons surnommé les porteurs qui transportent notre matériel photographique Kilimandjaro Studio et ils sont fiers de ce surnom. Leur technique pour porter notre matériel est de le porter sur la tête et ils le font avec grâce et style… même lorsque la charge est inégale et encombrante… comme nos sacs SealLine qui ont un excellent système de suspension et des bretelles… mais ils préfèrent les porter sur la tête. J’ai énormément de respect pour les porteurs et pour le travail quotidien qu’ils font avec une aisance relative. -John Waller

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Les arbres de Dr Seuss! Le Kilimandjaro continue à m’étonner avec son terrain varié et, maintenant, des plantes que je n’ai jamais vues. Ces arbres, le brouillard dense et les porteurs qui transportent des parapluies peu onéreux et colorés m’ont fait penser que l’altitude me jouait des tours ou peut-être que le côté bizarre de ce que je voyais était réel. Je me sentais frustré, car nous étions obligés de suivre le groupe plutôt que de changer notre horaire et rester derrière pour prendre des photos de ces arbres avec une meilleure lumière. Mais le camp est toujours à plusieurs kilomètres et la nuit commence à tomber. -Ben Canales

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La nuit tombe et, parfois, alors que nous nous trouvons dans la tente militaire, les nuages se dégagent et laissent apparaître la montagne derrière la pleine lune et c’est extraordinaire! Nous sommes tous un peu intimidés par l’ascension de demain, de la fameuse paroi Barranco. -Ben Canales

Jour 5

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Il y a des nuages depuis plusieurs jours et la vue de la montagne est intermittente. Mais, alors que nous arrivons au camp Karanga, à 14 000 pieds, le brouillard épais commence à se dissiper et des vues extraordinaires de la montagne apparaissent. L’exaltation règne au camp, car nous réalisons à quel point nous sommes près de notre but, mais la vue de la montagne apporte une certaine humilité, car nous réalisons ce qu’il nous reste à escalader. Des portions glacées descendent du sommet vers des parois raides. Ce qui ressemblait à une montagne docile et douce à distance se révèle maintenant une montagne imposante. Au moment du coucher du soleil, les nuages disparaissent complètement du haut de la montagne et se mettent derrière nous et ressemblent à un véritable océan de brouillard. Le sommet devient jaune avec une lumière alpine et tout le camp tourne son attention vers ce spectacle magnifique. Les sourires nerveux reflètent la beauté de la montagne, mais également sa présence intimidante. -John Waller

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Le groupe que nous filmons est un mélange intéressant de montagnards avertis et de personnes avec peu d’expérience de cet environnement. Aujourd’hui, ceux qui ont peu d’expérience vont mériter leur « diplôme de montagnard ». La paroi Barranco est raide et le chemin est dur à escalader alors que les porteurs nous dépassent portant des charges impensables. Ici, cette marée de personnes ressemble à un désastre sur le point de se produire. -Ben Canales

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Finalement, les nuages se dissipent et nous avons le sentiment de nous trouver au sommet du monde. Au camp de 14 000 pieds, les nuages se trouvent plus bas que nous et cela nous donne un renouveau d’énergie. Le temps se dégage et la vue était incroyable! John et moi nous nous précipitons sur nos appareils α7S II et nous prenons des prises à intervalles lorsque la vue se dégage. Nous en sommes au cinquième jour et, maintenant, le groupe de guides sait qu’il doit nous garder de la nourriture s’il y a un coucher de soleil à prendre durant l’heure du souper. -Ben Canales

Jour 6

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Bob Dickey (en bleu) est l’un des quatre patients souffrant d’un cancer à effectuer l’escalade et ils luttent contre une forme de cancer du sang incurable appelée myélome multiple. Un mode de vie sain, un traitement à base de cellules souches et de nouveaux médicaments ont prolongé sa vie et amélioré sa qualité de vie, mais la lutte n’est pas terminée. Bob dit : « Il n’y a pas de raison que votre vie soit terminée avec un diagnostic de myélome multiple », et il a changé d’opinion à propos des choses qui comptent dans la vie. Ses nouvelles priorités sont ses relations, ses expériences et le maintien d’un mode de vie sain. Et, même si l’escalade du Kilimandjaro est un défi exceptionnel pour lui, il est plein d’espoir et persuadé qu’il va y arriver. Mais il réalise également que tous les patients souffrant d’un cancer n’auront pas la capacité d’effectuer cette escalade alors il me demande de nous poser la question suivante, « Quel est votre Kilimandjaro? »… Qu’est-ce qui pour vous est à la limite du possible… et mettez un pied devant l’autre pour atteindre cet objectif. -John Waller

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Nous sommes au-dessus des nuages et nous voyons le sommet de la montagne. Les membres de l’équipe ont des réactions différentes au défi que représente l’escalade. Ce soir, nous faisons une courte sieste (où nous essayons d’en faire une) et nous nous levons à 21 h pour souper et pour nous élancer vers le sommet à 23 h. Les nuages arrivent jusqu’au bord du camp, les tentes sont toutes regroupées vers les quelques endroits plats qui s’y trouvent. J’ai hâte de m’élancer vers le sommet. -Ben Canales

Le sommet

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Le sommet du Kilimandjaro, 19 341 pieds, le 22 janvier

Dans mon programme de sciences environnementales à l’université de Willamette, il y a 20 ans, quelqu’un a parlé des glaciers du Kilimandjaro qui disparaissent rapidement… cela m’a beaucoup intrigué et j’ai rangé cette idée dans un endroit profond de mon cerveau et la vie a continué. Mais cet intérêt a refait surface cet hiver lorsque la possibilité d’escalader le Kilimandjaro avec Moving Mountains pour la lutte contre le myélome multiple s’est présentée. Lorsque le groupe a quitté le sommet pour redescendre, je suis resté en arrière pour contempler mon propre parcours vers les glaciers du Kilimandjaro. Après une courte marche du sommet vers le bas, vous arrivez à des parois de glace incroyables qui s’élèvent à 60 pieds de la surface du sol en gravier. Je place ma main sur la glace bleue et je réalise qu’un rêve vieux de plusieurs décennies vient de se réaliser. Je me mets à pleurer. Mes émotions étaient déjà à fleur de peau… j’étais fatigué par l’ascension, l’altitude et le manque de sommeil. Je ressentais de nombreuses émotions après avoir partagé ces expériences avec le groupe de Moving Mountains et j’étais complètement enveloppé par le paysage inoubliable. Mais il se passait autre chose… un sentiment de tristesse avec ce qui semblait être des adieux. D’après ce que l’on sait, ces glaciers vieux de 10 000 ans pourraient disparaître d’ici 2030. Alors, oui, il y a un débat à propos du rôle des humains sur le changement climatique et tout le monde a une opinion à propos du pourquoi, du quand et de qui est responsable, et à propos de ce que nous pouvons faire. À ce moment, me tenant à côté de cette masse de glace, rien de cela ne comptait. J’ai ressenti un lien étroit avec ce lieu, un petit morceau de notre planète, qui est en train de nous quitter… pour toujours… du moins pendant que je serai en vie. Je comprends… la seule constante dans la vie c’est le changement, et le paysage qui nous entoure change sans cesse… l’acceptation, ou la célébration est une perspective utile. J’essaie de me souvenir d’exprimer du respect et de l’amour pour notre planète pendant mon cheminement. -John Waller

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Nous commençons avec des vents hurlants et une pleine lune. John et moi nous nous félicitons lorsque nous réalisons que la lumière de la lune est suffisante pour prendre des vidéos avec l’α7S II et l’ISO en position haute. Cela n’était pas possible avant ces appareils photo. Le vent ne tombe pas, la montée est raide et la philosophie lorsqu’on monte le Kilimandjaro est « poli poli » ou « lentement lentement ». L’équipe avance pas à pas. En raison d’un virus stomacal, un des membres de l’équipe s’arrête et un autre retourne au camp frappé par l’aveuglement de l’altitude. À environ 17 500 pieds, tous les membres de l’équipe ressentent les effets de l’altitude. Il y a toujours des maux de tête silencieux, je ressens une certaine nausée débilitante et j’essaie de trouver une façon de faire passer cette sensation. Mais, je m’attendais à ces symptômes qui sont dans des limites raisonnables et, avec une pause toutes les deux heures, nous continuons lentement. Le soleil se lève, l’équipe se répartit naturellement entre un groupe plus rapide et un groupe moins rapide. Nous nous retrouvons à Stella Point, le faux sommet à 18 500 pieds, alors que le véritable sommet se trouve à 19 300 pieds, 3/4 de mille plus loin. J’accepte finalement l’offre de mon porteur et je lui donne mon sac à dos. Je reviens immédiatement à la vie sans ce fardeau à porter, il le place nonchalamment sur son épaule et continue à aller de l’avant comme si de rien n’était. Le groupe arrive au sommet. Nous nous embrassons, nous nous frappons dans les mains, les larmes coulent librement. Je prends quelques instants pour penser à mon meilleur ami qui est décédé du cancer et cette émotion m’envahit au sommet. Ensemble, nous allons célébrer l’atteinte du sommet. -Ben Canales

Jours 7 et 8

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Nous avons le sentiment que les 17 membres du groupe et les 83 porteurs forment une même équipe qui a accompli sa mission. La descente va de mieux en mieux alors que nous descendons de 19 300 pieds à 5 000 pieds pour notre dernier camp avec un air tellement épais que nous avons le sentiment d’y nager. Le lever du soleil est étonnant. Et, alors que nous chargeons notre matériel pour la dernière journée, il ne reste plus que quelques cartes SD et quelques batteries. Lorsque nous repassons dans la forêt tropicale, je m’aperçois que certains arbres forment ce que l’on appelle la « couronne de timidité » dans certaines parties du sentier. Les arbres s’écartent en rameaux et, pour une raison inconnue, laissent un écart et ne se touchent pas. J’étais fasciné pendant ce parcours dans le sentier lorsque je regardais les arbres mouvoir les uns entre les autres comme un puzzle qui se faisait et se défaisait. Finalement, à la fin du sentier, une bière bien fraîche est le luxe le plus total. -Ben Canales

Regardez le documentaire complet, « Moving Mountains For Multiple Myeloma » (Moving Mountains pour la lutte contre le myélome multiple) ici :

Vous pouvez obtenir de plus amples renseignements à propos de l’ascension Moving Mountains For Myeloma ici.

Toutes les photos ont été prises par John Waller et Ben Canales, d’Uncage The Soul Productions

Vous pouvez obtenir de plus amples renseignements à propos d’Uncage The Soul Productions ici.

 

 

 

 

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