Close

Bienvenue à Universe

Récit du tournage de « The Enduring Bond » avec Porsche

Récit du tournage de « The Enduring Bond » avec Porsche

Récit du tournage de « The Enduring Bond » avec Porsche

Le plus grand défi de ce projet a été de filmer une course d’endurance en direct de l’intérieur, ce qui veut dire qu’il y avait beaucoup de règles à suivre. Avoir tous les accès est incroyable, mais comporte tout de même des responsabilités. L’élément le plus important dans ce genre de tournage, c’est votre propre sécurité, celle de votre équipe et des pilotes que vous filmez. Avec toute l’adrénaline et l’excitation, vous voulez courir par-ci, courir par-là; il est donc essentiel de rester concentré et de suivre les règles de la piste. À mon avis, l’équipe a été généreuse de nous offrir l’accès illimité à sa piste : c’est donc à nous maintenant de quitter le tournage en ayant été assez respectueux pour nous faire réinviter l’année prochaine.

Untitled

Tout au long du projet, travailler en laissant le moins de marques possible était crucial. Étant donné que la course durait 24 heures, j’avais besoin d’un appareil qui pouvait filmer lors d’après-midi chauds et humides à Sebring en Floride, ainsi que dans des endroits de la piste très sombres la nuit. En plus, étant donné que je règle ma propre mise au point, j’avais besoin d’une lentille DSLR. J’ai appris à bien régler ces lentilles avec les années.

Vu qu’il s’agit d’un événement en direct, l’un des défis que j’ai hâte de vivre, c’est qu’il n’y a rien d’écrit et chez les réalisateurs, on adore les grandes scènes théâtrales. Mon réalisateur, Sam Ciaramitaro (avec ADD Digital), est venu sur la piste avec cette remarquable idée de non seulement suivre l’équipe d’endurance de Porsche, ce qui en soi est déjà génial, mais également de filmer les amateurs : les gens qui assistent à ces événements et qui en tirent une histoire qu’ils s’approprient.

Untitled

Mon travail en tant que cinéaste sur ce genre de projet est d’aider à trouver l’histoire avec ma caméra. Avec un événement en direct comme celui-ci, vous ne pouvez pas apporter de lumières, de chariots, des grues, etc. Pour couronner le tout, vous avez de la chance si vous êtes aidé par une équipe comptant vous-même plus deux autres membres, pour des raisons de sécurité sur la piste. La piste avait aussi des règles strictes concernant les trépieds à certains endroits, donc garder l’équipement à la main était la seule option dans la plupart des cas.

Donc maintenant mon défi est de créer une histoire cinématique en utilisant la lumière existante (ou le manque de lumière), la composition, la lentille, la vitesse d’obturateur, la mise au point peu profonde, etc. Par exemple, si Sam me disait qu’on allait faire l’entrevue d’un pilote dans l’une des caravanes, ma mission était de trouver l’espace avec le plus d’histoire à raconter, grâce à la lumière et à la composition. Pour ce faire, j’éteignais certaines lumières et je les rallumais toutes progressivement pour voir l’effet de chacune, en analysant la luminosité qui créerait le meilleur effet.

Je cherche toujours des compositions théâtrales avec les lumières déjà présentes. Si Sam me demandait de filmer l’un des pilotes de l’usine de Porsche près d’un lieu de ravitaillement, je devais donc trouver une lumière théâtrale à cet endroit. Cela pouvait impliquer de le placer dans un tunnel avec un seul phare allumé ou encore de ne filmer que sa silhouette...parce que c’est plus créatif. Je m’efforce toujours de repousser les limites de ma créativité et d’apporter encore plus d’aspect théâtral à mes images. C’est un excellent exercice pour créer à partir de rien et l’une des raisons pour lesquelles j’adore m’amuser à filmer des documentaires.

Untitled

On m’avait conseillé d’utiliser l’α7S de Sony sur ce tournage. Sam voulait laisser le moins de traces possible ce qui, là encore, était essentiel pour ce genre d’endroit. Je souhaitais un appareil qui pouvait fonctionner de jour comme de nuit, et qui avait également la capacité à filmer en résolution 4K pour des rendus sur grand écran par la suite. On a tourné en 3/4 jours dans des conditions de chaleur et d’humidité incroyables, et on n’a jamais eu de problème technique d’appareils qui surchauffent ou qui tombent en panne. Puisque cet appareil est excellent dans la pénombre, j’ai pu utiliser des objectifs stabilisés d’image plus lente la nuit.

Étant donné que les trépieds étaient interdits à certains endroits, j’ai eu un objectif de 400 mm sur l’a7S, suspendu à mon baudrier (pour la première fois de ma carrière). Je pensais que ce serait une catastrophe, étant donné le fait que je fixe ma propre mise au point, mais j’ai ADORÉ l’énergie que cette petite marge d’instabilité ajoutait aux images de voitures avec le long objectif. J’ai donné à ces images une énergie que je n’avais jamais connue...une autre heureuse surprise.

Untitled

J’ai aussi utilisé l’Atomos Shogun en tant qu’enregistreur numérique 4K. L’a7S jumelé à l’Atomos Shogun est une combinaison remarquable pour un tournage de style documentaire qui laisse le moins de traces possible. On l’a vraiment mis à l’épreuve à Sebring et l’a7S est sorti grand vainqueur à mes yeux.

Source: Anthony Arendt
By