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La photo par faible luminosité, sans miroir, est en train de révolutionner le photojournalisme

La photo par faible luminosité, sans miroir, est en train de révolutionner le photojournalisme

La photo par faible luminosité, sans miroir, est en train de révolutionner le photojournalisme

Pour les photojournalistes, il n'est pas exagéré de dire que la lumière est l'oxygène de notre métier. À moins que nous photographions des portraits, nous n'ajoutons habituellement pas de lumière, car elle peut changer l'expression des gens ou attirer l'attention sur le photographe, ruinant ainsi notre travail. Puis il y a aussi les moments où les flashs sont interdits, comme les événements ou performances publiques. La lutte pour régler les problèmes de faible éclairage aux échéances serrées peut être exaspérant.

L'obtention d'autant d'images que possible en faible éclairage est absolument crucial, que ce soit pour la rencontre sportive du vendredi soir, de la symphonie de samedi soir, ou la soirée du dimanche.

C'est pourquoi lorsqu'une caméra se vante d'être particulièrement efficace par faible luminosité, cela à tendance à attirer mon attention. Pour ceux d'entre nous qui ont été dans les tranchées pendant de longues années, la dernière chose que nous voulons est de sentir la respiration d'un concurrent dans notre cou alors que nous essayons d'obtenir le plus de lumière possible.

Je pense à tout cela après mon expιrience avec une caméra α7S II de Sony qui m'avait été prêtée à La Havane, pendant un atelier que je coanimais avec Jaime Permuth de l'école des arts visuels de New York. L'artisane de Sony et SVA Master en chef du département de photographie numérique Katrin Eismann était parvenue à permettre à notre groupe d'environ 15 personnes d'utiliser une sélection de caméras et objectifs Sony pendant notre voyage de sept jours, en mars dernier.

J'étais à la fois excité et un peu perplexe sur cette aventure.

Photo par Alex Garcia. Sony α7S II. Objectif Sony 16-35 mm f/4. 1/200e seconde, f/4,5, ISO 10 000

J'étais excitée parce que je visitais Cuba depuis plus de vingt ans en tant que photojournaliste. En raison des pannes d'électricité causées par un réseau électrique désuet, les rues de La Havane étaient souvent plongées dans le noir. Je découvrais toujours quelque chose d'inexploré, dans toutes les images que nous avons vu de Cuba. J'étais enthousiasmée de la réputation des capteurs d'images de Sony. Mon thème de travail pour cette session photo serait simplement, "Nuits de La Havane."

Mais je demeurais prudente parce que les caméras sans miroir n'ont jamais été mon truc. Lorsque je travaillais au Chicago Tribune, j'étais responsable d'un blog intitulé Assignment Chicago. Pour en savoir plus et comprendre les tendances de l'industrie, j'irais à cette conférence à chaque année. Après avoir entendu parler de caméras Sony sans miroir de mes collègues Brian Smith et Benjamin Lowy, j'ai finalement pu en faire l'essai dans le kiosque. Je n'étais pas impressionnée. Comme quelqu'un qui avait utilisé les meilleures Canon et Nikon numériques, les caméras Sony sans miroir ne me disaient rien qui vaille.

En fait, quand j'ai commencé à utiliser la α7S II de Sony à Cuba pendant la journée, je l'ai trouvée difficile à manipuler. Puis, lors d'un lunch durant l'atelier, l'artisan de l'image Sony Tony Gale et l'évangéliste de Sony Travis Keyes ont perçu ma frustration et m'ont dit: ''Vous avez seulement à personnaliser les boutons. Laissez-nous vous montrer comment."

Photo par Alex Garcia. Sony α7S II. Objectif Sony 16-35 mm f/4. 1/60e seconde, f/4,5, ISO 12 800

Ils m'ont tous deux aidé à régler les menus, boutons et cadrans afin que je puisse capturer plus rapidement des moments à la volée. Ce fut le moment décisif. Soudainement, cette caméra devait un appareil complètement différent.

Pour les dernières nuits de mon voyage, je me suis aventurée le soir, expérimentant l'immense capacité de l'α7S II.

Mais ce n'était pas le plus grand avantage.

Avec le viseur électronique, je pouvais plus facilement me concentrer sur mon sujet en cas de faible luminosité. Sur un reflex numérique avec un écran LCD à l'arrière de l'appareil, j'aurais dû devoir deviner la mise au point dans le viseur, puis agrandir la photo au dos de l'appareil pour vérifier le tout. Deviner, essayer, vérifier... Deviner, essayer, vérifier...

Ce processus est distrayant, et il me faisait perdre ma concentration sur la scène devant moi. Vous pouvez perdre d'importantes opportunités dû à cela. En tant que photojournaliste, je pourrais aussi bien me couvrir les yeux d'un bandeau.

Mais avec le viseur électronique, je pouvais voir exactement ce que je photographiais. Il n'y avait pas besoin de deviner. Je pouvais voir mon objectif à travers l'écran car il s'adaptait au degré de lumière. De plus, si je devais vraiment faire ma dernière photo je n'avais pas à bouger la caméra de mon oeil.

Photo par Alex Garcia. Sony α7S II. Objectif Sony 16-35 mm f/4. 1/125e seconde, f/4, ISO 25 600

Comme quelqu'un qui porte des lunettes de lecture, tout ce qui peut diminuer la nécessité de vérifier l'écran est une bonne chose. Je pense que nous avons tous vu des photographes au cours du passé, manquant d'importantes opportunités car ils regardaient leur écran ACL à la lumière. Qui voudrait être comme ces photographes?

Bientôt, j'ai réalisé que non seulement je photographiais avec un ISO élevé, du genre 51 200, mais aussi avec le viseur électronique j'avais une plus grande confiance en la mise au point de mes photos.

Je suis allé à La Havane avec une Sony croyant qu'un appareil photo compatible avec une faible lumière était ce que j'avais vraiment besoin pour immortaliser les activités en soirées. Mais puisque les capteurs de faible luminosité réussissent à capter plus que l'œil humain, j'ai réalisé que la technologie avait pris le dessus. Maintenant, le maillon faible est la capacité de mon œil à faire la mise au point.

Photo par Alex Garcia. Sony α7S II. Objectif Sony 24-70 mm f/2.8 G. 1/25e seconde, f/2,8, ISO 12 800

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