Close

Bienvenue à Universe

Comment assurer l’inclinaison avec l’objectif à bascule et décentrement

Comment assurer l’inclinaison avec l’objectif à bascule et décentrement

Comment assurer l’inclinaison avec l’objectif à bascule et décentrement

Plusieurs d’entre vous m’ont posé des questions sur le basculement et le décentrement à exposition prolongée en photographie. Cela semble sophistiqué et intimidant, mais c’est en fait plus amusant qu’intimidant!

Ces temps-ci, le TS-E f/3.5 de 24 mm de Canon est l’objectif dont je me sers principalement pour photographier. Pourquoi est-ce que j’utilise cet objectif? Parce qu’il s’agit d’un objectif grand-angle très net, ce qui est remarquable pour la photographie d’architecture ainsi que pour les paysages urbains et marins; cependant, les possibilités ne s’arrêtent pas là.

Il permet également le BASCULEMENT et le DÉCENTREMENT. De quoi s’agit-il? Vous pouvez trouver des descriptions très détaillées en ligne, mais tentons de garder cela simple pour l’instant en les examinant l’un après l’autre.

DÉCENTREMENT : Cela empêche la distorsion et permet l’assemblage panoramique.

Il s’agit probablement de la caractéristique la plus utilisée de ces objectifs. Le cercle de l’image de très grande taille permet de décaler l’objectif et, par conséquent, le champ de vision sans incliner le capteur de l’appareil photo vers le haut ou le bas. C’est là que réside le secret. Au moment de prendre des photos d’architecture, braquer l’appareil photo vers le haut (resp. bas) introduira une distorsion, et les lignes convergeront vers le haut (resp. bas; voir photos 1 et 2). Vous DEVEZ conserver le capteur à niveau afin de maintenir une bonne perspective et obtenir des lignes verticales parfaitement parallèles (voir photo 3 dans le paragraphe sur l’assemblage ci-dessous).

Une distorsion exagérée montrant des lignes convergentes lorsque le capteur est incliné vers le haut (gauche) ou le bas (droite), sans exposition prolongée :

Untitled

Untitled

L’autre avantage important d’utiliser un objectif à décentrement est que photographier des scènes panoramiques est très, très facile. La procédure est très simple : installez l’appareil photo et le champ de vision de sorte qu’il n’y ait pas de distorsion ni de lignes convergentes, puis prenez la première photo. Ensuite, laissez l’appareil photo tel quel, mais décalez l’objectif (par conséquent le champ de vision) pour qu’il y ait de 30 à 50 % de chevauchement entre les images consécutives. Enfin, prenez une nouvelle photo et répétez l’expérience. La plupart du temps, je prendrai de trois à cinq photos de cette manière (j’aime disposer d’environ 50 % de chevauchement entre mes images successives), et je me servirai d’Adobe Photoshop ou de Kolor Autopano pour assembler les images. Au final, vous obtenez un fichier d’image très volumineux qui vous permet d’imprimer des panoramas imposants, et le champ de vision efficace est finalement beaucoup plus élargi que n’importe quel autre objectif grand-angle dont vous pourriez vous servir, sans distorsions provoquées par des objectifs fisheye. Selon moi, il n’y a aucun inconvénient : seulement des avantages! Mais n’oubliez pas que de tels fichiers images volumineux nécessitent des ordinateurs puissants et une quantité décente de mémoire vive aux fins de traitement.

D’un point de vue un peu plus technique, vous aurez besoin d’un trépied solide, d’une tête à rotule et d’un niveau à bulle ou électronique si vous souhaitez obtenir des prises de vues aussi bonnes que possible ou photographier des panoramas, comme celui ci-dessous. Il n’est pas obligatoire de disposer d’un alignement parfait, mais cela permet au logiciel d’assemblage d’effectuer un meilleur travail, et cela réduira la quantité de travail nécessaire en post-traitement.

Exposition prolongée des images en format RAW avant l’assemblage : (photographiée à l’esplanade du Christian Science Center à Boston, au Massachusetts)

Untitled

Untitled

Untitled

Enfin, voici l’image en format RAW après l’assemblage :

Untitled

Source: Thibault Roland Photography
By