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Dix astuces paysagères issues d’un atelier à Big Sur

Dix astuces paysagères issues d’un atelier à Big Sur

Dix astuces paysagères issues d’un atelier à Big Sur

L’hiver à Big Sur. Il s’agit de ma période préférée de l’année pour photographier cette côte emblématique. Le mois dernier, j’ai animé mon septième atelier de photographie d’hiver à Big Sur et une fois de plus, son paysage escarpé n’a déçu personne. En cette période de l’année, l’absence de brouillard est l’une des attractions et offre des couleurs vives de l’aube, au lever de soleil, et du crépuscule, au coucher de soleil. En outre, grâce à la faible inclinaison du soleil à ce moment de l’année, il est possible de voir plus loin en fin de journée, sans se préoccuper d’une lumière trop crue. Chaque fois que je dirige un atelier, j’apprends quelque chose et je me remémore certains principes de base de la photographie. Voici quelques astuces inspirées de mes images préférées prises durant l’atelier de cette année.

Penser aux téléphotos pour les paysages

Cette image a été saisie au crépuscule depuis le cap faisant face au sud du phare de Pt. Sur. Un objectif négligé pour les paysages est le 70 à 200 mm. Pour cette scène, j’ai voulu comprimer les trois principaux éléments dans ma composition l’arche en avant-plan, le cap au centre et le phare. J’ai capté cette image au 150 mm avec mon appareil plein cadre α7R II de Sony. Avec une ouverture de f/22, j’ai été en mesure de saisir une étoile rayonnante de la lumière du phare Fresnel. Il est impressionnant de voir combien de poids visuel cette petite lumière peut prendre en charge.

UntitledLumière précédant l’aube au phare de Pt. Sur. Objectif α7R II de Sony, FE 70 à 200 mm f/4.0 G OSS de Sony. F22, 6 sec, ISO 100, filtre polarisant Singh-Ray

Pour capter l’action des vagues, il faut y aller en longueur

L’atelier a commencé avec un après-midi de vagues houleuses. J’ai choisi Soberanes Point, situé du côté nord du parc national Garrapata, puisqu’il s’agit de l’un des emplacements de choix le long de la côte pour photographier les vagues. L’un des éléments fondamentaux pour réussir des photographies de vagues est d’utiliser un verre long et une vitesse d’obturation rapide. J’ai saisi cette « vague turquoise » à 300 mm et avec une obturation de 1/1 000e seconde. À cette vitesse, j’ai été capable de saisir l’éclaboussement des crêtes de la vague déferlante.

UntitledGrande vague à Soberanes Point. Objectif α7R II, 150 à 600 mm de Sony. F5.6, 1/1 000e sec, ISO 100

La patience est récompensée

Une fois que le groupe a eu fini de photographier les vagues, nous avons attendu le coucher de soleil. J’ai saisi ce goéland du coin de l’œil et j’ai attendu qu’il vole devant mon cadre d’image. J’ai adoré que ce petit oiseau amène une bonne part d’attention visuelle à cette image.

UntitledCoucher de soleil sur Soberanes Point. Objectif α7R II de Sony, Vario-Tessar T* FE 16 à 35 mm f/4 ZA OSS de Sony. F8, 1/500e sec, ISO 100, filtre polarisant Singh-Ray

La sécurité... d’abord et avant tout!

Alors que je recherchais de nouveaux endroits pour l’atelier, j’ai décidé de jeter un coup d’œil à Matterhorn Rock. J’aurais adoré inclure cet endroit pour l’atelier, mais j’ai décidé de ne pas le faire pour des motifs de sécurité. Les hautes vagues que nous avons eues tout au long de l’atelier ont rendu ce palier non sécuritaire; ce que j’appelle un « piège » sans issue de secours rapide pour mes participants. J’ai créé cette image durant une journée où les vagues déferlantes étaient plus douces. J’ai un peu de chance tandis que le soleil couchant trouvait cette ouverture dans les nuages. J’ai utilisé une ouverture de f/22 pour saisir l’effet d’étoile rayonnante.

UntitledMatterhorn Rock, parc national Garrapata. Objectif α7R II de Sony, Vario-Tessar T* FE 16 à 35 mm f/4 ZA OSS de Sony. F22, 1,3 seconde, ISO 100, filtre polarisant Singh-Ray

Consultation de l’almanach

Notre première séance photo du petit matin impliquait de photographier un coucher de lune à l’aube à Soberanes Cove. Chaque année, je tiens cet atelier aux alentours du cycle de la pleine lune, ce qui donne à mon groupe la possibilité de capter le coucher de pleine lune pendant deux matins consécutifs. Ce coucher de lune présentait moins de possibilités. Je n’étais pas certain si les nuages allaient masquer la lune, mais à mesure que la lumière de l’aube commençait à teinter le ciel d’une chaude teinte rosée, la lune devenait à nouveau visible. Je me suis positionné de manière à ce qu’elle soit entre ces deux rochers et je n’ai fait qu’attendre que quelques vagues s’échouent dans ces derniers.

UntitledCoucher de lune à l’aube, Soberanes Cove, parc national Garrapata. Objectif α7R II de Sony, Vario-Tessar T* FE 24 à 70 mm f/4 ZA OSS de Sony. F8, 1/6e sec, ISO 100

Épouser le contraste

L’un de mes endroits privilégiés durant cet atelier est Pfeiffer Beach. À cette période de l’année, le soleil s’aligne avec l’ouverture de l’arche, créant un chaud rayon de lumière à travers le portail. Avec toutes les pluies d’El Niño de Californie, il n’y a eu aucune soirée dégagée depuis plus d’un mois. Lorsque nous sommes arrivés sur la plage, il y avait déjà plus de 50 photographes installés et nous n’étions encore qu’à 90 minutes du coucher de soleil. Heureusement, tous se sont bien accommodés et nous avons tous été en mesure de prendre nos images. Puisque j’ai photographié cet endroit à maintes reprises au fil des ans, j’ai décidé de découvrir comment le capteur d’un appareil photo α7RII de Sony prendrait en charge le contraste extrême de cette scène. Comme vous pouvez le constater, le capteur a fait un travail magnifique. Je suis constamment renversé de constater à quel point ce capteur parvient à saisir avec précision la manière dont mes yeux voient le contraste.

UntitledLumière du coucher de soleil à travers le Keyhole Arch, Pfeiffer Beach. Objectif α7R II de Sony, Vario-Tessar T* FE 16 à 35 mm f/4 ZA OSS de Sony. F16, 1/3e sec, ISO 100, filtre polarisant Singh-Ray

Penser au-delà de la photo évidente

J’ai amené mon groupe à l’un des endroits les plus emblématiques de Big Sur : McWay Fall au parc national Julia Pfeiffer Burns. Je ne me lasse jamais de ce magnifique endroit où on retrouve une chute d’eau douce de près de 25 m (80 pi). Lors de cette soirée, j’ai décidé de reléguer la chute comme un élément secondaire de ma scène puisque le soleil couchant dépeignait la baissière de Jabata d’une lumière chaleureuse. Une fois ma composition choisie, il me suffisait de chronométrer la ligne de la vague entrante pour compléter ma prise.

UntitledBaissière de Jabata Grass et chute McWay, parc national Julia Pfeiffer Burns. Objectif α7R II de Sony, Sony FE 70 200mm f/4.0 G OSS de Sony. F8, 1/80e sec, ISO 100, filtre polarisant Singh-Ray

Subtilité avec l’imagerie à grande dynamique

En janvier, le soleil s’aligne avec l’ouverture de l’anse McWay Cove, ce qui en fait un lieu idéal pour photographier le coucher de soleil. Pour cette image, j’ai combiné cinq prises de vue en fourchette de cadre en un arrêt et je les ai combinées en Lightroom CC 2015 pour créer cette image d’apparence naturelle. Je ne suis pas un adepte de l’imagerie à grande dynamique et heureusement, le traitement 32 bits ne crée pas une apparence surtraitée ou figée de la plupart des images prises en imagerie à grande dynamique. Il m’était essentiel de conserver l’apparence chaleureuse de la baissière de Jabata en avant-plan et une fois de plus, la plage extrêmement dynamique du capteur α7R II s’est avérée indispensable. La baissière était reproduite exactement de la manière dont mes yeux la voyaient.

UntitledCoucher de soleil et McWay Cove, parc national Julia Pfeiffer Burns. Appareil photo α7R II de Sony, objectif de 14 à 24 mm, adaptateur Metabones, F16 (cinq cadres combinés en Lightroom CC), ISO 100.

Ne pas avoir peur de la pénombre

La plupart de mes ateliers comprennent une séance de photographie de nuit. En cette soirée particulière, le ciel était dégagé et j’ai amené mes élèves à Hurricane Point et Bixby Bridge. Ceci était l’un de mes derniers cadres de la séance de photographie de nuit. J’ai choisi de mettre le pont en avant-plan et avec le capteur α7S de Sony, j’ai pu saisir la scène avec de nombreux détails et très peu de bruit. Je prends toujours mes photos en RAW et lorsque je prends des images à des niveaux d’ISO élevés, j’exécute mon fichier avec le logiciel DxO OpticsPro 10 avec sa réduction de bruit PRIME RAW. Avec mes fichiers α7S, les résultats sont pratiquement sans bruit.

UntitledNuit étoilée, Bixby Bridge et Highway 1, côte de Big Sur. Appareil photo α7S, objectif 14 à 24 mm de Sony, adaptateur Metabones. F2.8, 20 sec, ISO 6400

Se plier les genoux

Après la séance photo de nuit, nous étions à l’extérieur juste comme la lumière de l’aube peignait le ciel de couleurs vives. Notre groupe pouvait en fait prendre deux endroits en photo, tandis que ce matin particulier, la lumière vive persistait. Hurricane Point était le second de nos deux arrêts et j’ai tenu mon appareil RX100 IV Sony en main presque au niveau du sol pour composer cette prise. En abaissant l’appareil photo et en utilisant l’écran ACL orientable pour composer, j’ai pu créer cette image pour donner de la prédominance à ces minuscules fleurs et permettre à un avant-plan intéressant de se marier avec ce littoral spectaculaire. J’apprécie vraiment le fait qu’une fois que je convertis le fichier RAW, j’obtiens un fichier 58 Mo de 8 bits que je peux envoyer à ma banque d’images! Cet appareil photo me permet de saisir des images que je raterais autrement pendant que je travaille avec mes élèves.

UntitledFleurs d’hiver et lumière de l’aube, Hurricane Point. Appareil photo RX100 IV de Sony F5.6, 1/160e sec, ISO 200

Apprenez-en davantage sur les ateliers de Don Smith et pour réserver votre place à l’atelier d’hiver de Big Sur de l’an prochain sur le site donsmithphotography.com.

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